La Vente éthique avec David Vennink

Vente éthique – Interview

La vente éthique, pourquoi, comment et avec qui ?

La vente éthique, c’est plutôt un bon sujet pour commencer. D’autant que l’interview et réussie. J’ai passé un super moment en compagnie de David Vennink sur ce coup là. Et j’ai appris beaucoup de choses sur l’acte de vente éthique.

Et c’est la toute première interview du blog. Alors, ça se fête. Et j’ai choisi le thème de la vente éthique pour commencer. Pour réussir votre transition verte, vous allez vendre vos produits et services.

Tout le monde vend quelque chose à quelqu’un (ou essaye). Tous les entrepreneurs… tous ! Alors autant le faire bien. Autant adopter dès maintenant les principaes de la vente éthique.

ET là dessus, David Vennink a plus d’un truc à vous dire.

La vente éthique par David VenninkLa Vente éthique par David VenninkIl est « Activateur d’épanouissement commercial »… Vous avez bien lu.

ça sonne clair. C’est percutant ! Et ça donne envie d’en savoir plus.

C’est exactement ce que je me suis dit quand j’ai rencontré David à une soirée de blogueurs et d’entrepreneurs du web.

Et ce pitch ultra efficace ne vient pas de nulle part. Il est parfaitement aligné sur des valeurs fortes et affirmées. Et justement les valeurs on en parle dans cette interview.

Et puisqu’il faut vendre ce qu’on a à partager avec le monde… et puisque ce que nous avons à proposer peut apporter beaucoup.

Autant y aller avec éthique. Et toc ! Voici les principes et les piliers de ce qu’est la vente éthique, avec comme toujours les conseils à retenir en fin d’article ^^

Et retrouvez la transcription intégrale sous la vidéo 🙂

Transcription de l’interview :

>> Bonjour à toutes et à tous!

Merci d’être sur cette vidéo de Bio-entrepreneur aujourd’hui, Bio-entrepreneur.com.

Donc, c’est le blog de tous les entrepreneurs qui veulent réussir leur transition écologique, leur transition verte, pour améliorer l’impact de leur activité sur l’environnement et sur les hommes qui constituent leur entreprise.

Je suis aujourd’hui avec David Vennink. David Vennink qui a un blog davidvennink.fr. On en reparlera, bien sûr, au cours de cette interview et on va vous parler aujourd’hui de vente, de commerce, de l’acte de vente …

>> Ooh !

>> … éthique

>> Oui

>> C’est bien ça ?

>> C’est bien ça.

>> Alors David, merci de m’accorder cette interview.

>> Merci à toi surtout de m’inviter. Merci Thomas.

>> Quelle est ton activité aujourd’hui ? Est-ce que tu peux expliquer en quelques mots, d’où tu viens et ce que tu fais aujourd’hui ?

>> Bien sûr ! Et bien, merci beaucoup en tout cas de m’inviter et de me laisser ce temps de parole.

Bonjour à tous ! Donc, mon activité aujourd’hui, ça consiste à aider les consultants et les formateurs indépendants.

>> Oui

>> A s’épanouir dans la vente.

>> S’épanouir dans la vente.

>> Exactement ! A prendre du plaisir.

>> A prendre du plaisir, oui !

>> A oser vendre leur savoir-faire…

>> Oui

>> … de manière éthique et naturelle…

>> D’accord!

>> … parce que bien souvent lorsque on a un savoir-faire, lorsqu’on est un expert dans le domaine, on a une très grosse expertise…

>> Oui

>> … on a du mal à se vendre. Et au-delà du fait qu’on a du mal à se vendre, c’est que, on voit presque la vente comme un gros mot.

>> Oui, tout à fait ! C’est vrai que la vente, et bien moi j’avais un vieux stéréotype quand même.

Peut-être que certains d’entre vous aussi mais, la vente c’est… le commercial qui vendrait un peu sa mère quelque part.

>> Exactement ! On a cette image.

>> Oui, voilà.

>> Oui, tout à fait !

>>Tu es à contre sens complet de cette image là.

>> Tout à fait !

>> Puisque tu parles de s’épanouir dans la vente.

>> Et oui, parce que pour moi, l’épanouissement et la vente, ce ne sont pas des choses qu’on peut, en fait qui s’opposent naturellement.

>> D’accord!

>> Parce que vendre, on imagine effectivement le commercial aux dents longues qui ne voit que l’argent et qui n’est intéressé que par ça.

>> Oui

>> Alors qu’en réalité, on peut adopter une autre posture. Celui d’être dans … je dirais la sincérité…

>> Oui

>> … d’être dans l’authenticité même au-delà de ça…

>> D’accord!

>> … l’authenticité vis-à-vis de ses clients … d’être dans une recherche de rapport gagnant-gagnant.

>> Et puis on peut prendre plaisir à vendre.

>> Et oui ! On peut prendre plaisir à vendre puisque finalement, c’est quoi vendre ? A mon sens, c’est tout simplement apporter une solution …

>> D’accord!

>> … à quelqu’un qui a une problématique… parce que, quand on fait du conseil d’ailleurs, quand on fait de la prestation de services de manière générale, même quand on peut vendre un produit parfois, s’il n’y a pas de problème, s’il n’y a pas de douleur ou qu’il n’y a pas de besoin, il ne peut pas y avoir de vente.

>> Oui

>> Et qu’à partir du moment où finalement, et bien on résout un problème …

>> Oui

>> On apporte une solution, ou en tout cas …

>> On apporte de la valeur, c’est ça ?

>> On apporte de la valeur, on apporte une situation meilleure que par le passé, et bien on peut être à l’aise avec le fait de vendre quelque chose.

>> D’accord!

>> Puisque finalement on crée de la valeur pour l’autre, et en retour l’autre, et bien il nous donne de l’argent ou bien d’autres choses finalement.

>> Et toi tu es catalyseur d’épanouissement commercial.

>> Oui, ou et même activateur.

>> Activateur

>> Je catalyse, j’active un petit peu tout ça. Facilitateur même parfois. Mais oui, tout à fait ! Effectivement …

>> C’est intéressant parce que ça, ça parle déjà en quelques mots, tu dis à peu près ce que tu fais, c’est … Moi j’ai trouvé cette accroche très intéressante. C’est pour ça que j’ai voulu faire ton interview aujourd’hui. Parce que je pense que lorsqu’on va s’intéresser à essayer une trace plus positive sur notre environnement, de par notre activité …

>> Oui

>> Ça va être important d’y prendre du plaisir …

>> Tout à fait.

>> Ça va être important de se sentir bien là-dedans, de se dire qu’on apporte une utilité, une valeur justement à ce qui nous entoure.

>> Tout à fait. Et quand on est dans une démarche finalement, on se recentre sur l’autre …

>> Oui, je pense …

>> … parce que quand on est dans la vente, là où finalement, on se dit que c’est quelque chose de mauvais, c’est que généralement, on est recentré sur soi …

>> Oui.

>> … parce qu’on se dit, je veux vendre parce que je veux gagner de l’argent. Je veux vendre parce que, et bien j’ai besoin pour moi de telle ou telle chose.

>> D’accord !

>> Mais si on est dans une autre posture, on se dit : je vais proposer mes prestations de service parce que je sais que mon client potentiel, il en a besoin …

>> Oui, oui.

>> … parce que je sais que ce client là, et bien, si on fait affaire ensemble, ça va l’aider. Si on fait affaire ensemble, il va être dans une situation tellement belle qu’il va presque me remercier finalement de l’avoir rendu. Et bien, si on est dans cette posture là, on est en positionné en termes de partenaire et pas de fournisseur.

>> Oui

>> Et spécialement comme un partenaire de confiance vis-à-vis de nos clients potentiels et bien, on peut complètement démystifier la vente.

>> D’accord!

>> Et au contraire, ça devient même un devoir de vente parce que si je m’aperçois que ce client là, il a un problème et que s’il me dit oui, je vais vraiment l’aider à résoudre. C’est de mon devoir presque …

>> Oui

>> … de devoir lui dire « il faut, il faut que tu me fasses confiance ».

>> Ok!

>> Parce que si tu me fais confiance, et bien, je vais t’enlever cette épine du pied et tu vas avoir une vie meilleure entre guillemets. Alors je caricature un peu mais…

>> Oui, Oui

>> Voilà. C’est ça vraiment, ça c’est une question de posture.

>> Donc, c’est pour ça que tu t’es lancé dans l’entreprenariat au départ?

>> Oui.

>> Tu voulais apporter de la valeur au-delà de ce que tu pouvais apporter en tant que salarié finalement.

>> Oui, tout à fait

>> D’accord!

>> Oui parce que, moi, ça fait plus de 12 ans …

>> Oui

>> … que je suis dans le métier de la vente alors j’ai connu différents types de vente dans les petites entreprises que dans les grandes entreprises avec un finalement, voilà un poste qui me va très bien un bon niveau de revenus, mais j’étais en quête finalement de sens, en fait, en quelques sortes.

>> En quête de sens?

>> Oui

>> Ça, ça nous intéresse particulièrement parce que évidemment, essayer de laisser un monde un peu habitable à ceux qui vont nous suivre, à nos enfants en particulier.

>> On parle des enfants. Tout à fait.

>> C’est une belle quête de sens.

>> Oui, et bien, tu vois, tu parles des enfants et ça, en moi ça raisonne parce que ça a été vraiment l’élément déclencheur. Ça faisait longtemps que je voulais entreprendre parce que quelque chose qui est très important pour moi c’est, tu vois, c’est se réaliser … Oser, être et se réaliser.

>> Oui

>> C’est mon mantra presque quelque part

>> D’accord ! Oui.

>> Et si je compte, si j’allais continuer à faire ce que je faisais, pendant 10 ans 20 ans, 30 ans …

>> Oui

>> … et je me suis retourné sur mon passé en me disant, est-ce que c’est vraiment ça ce que je voulais faire, c’est vraiment ça que je voulais laisser finalement comme trace dans le monde …

>> D’accord !

>> … et j’ai mon petit garçon qui à l’époque avait 3 ans quand il m’a posé la question, il m’a dit : « tiens papa, et pourquoi tu vas au travail ? »

>> Oui

>> Et je lui ai répondu comme ça, tac au tac, et bien, tout simplement : et bien, tu sais pour avoir une maison, pour avoir la voiture, pour avoir des jouets, et bien, il faut de l’argent, et donc, et bien, s’il faut de l’argent, il faut travailler.

>> Et cette réponse que tu lui as donné, finalement ne t’a pas satisfait entièrement.

>> Exactement. Le truc, c’est… est-ce t’as déjà vécu ça, tu parles et en même temps t’as l’impression de sortir de ton corps et de t’observer.

>> Ça peut, pas trop souvent, mais ça peut arriver …

>> Non, Oui, oui, je te rassure pas trop souvent. Je ne suis pas en train de me droguer, ni quoi. Mais ça, j’ai ressenti ça à ce moment-là et j’avais même l’impression de me voir et de m’entendre dire: waouh ! « Qu’est ce-que tu es en train de dire à ton fils » ?

Enfin, c’est ça vraiment ce que tu veux lui transmettre, on va dire comme valeurs, comme vision de la vie, comme principe de vie, etc.

>> Oui

>> Et, non, la réponse était non. Ce n’était pas ça que j’ai voulu lui transmettre, et du coup, c’est ça qui a été vraiment l’élément déclencheur.

>> Oui

>> Je me suis dis : « je veux répondre d’une manière complètement différente.

>> Donc amener des choses à la maison, construire une maison et avoir tout ce qu’il faut pour le confort et tout bien sûr mais …

>> oui

>> … pas n’importe comment.

>> Exactement, pas n’importe comment. Parce que le plus important au final

lorsqu’on sera très âgé, ce ne sera pas tout ce qu’on aura acquis, ce sera tout que l’on aura fait qui en aura été en fait au clair.

>> Alors là, je pense que c’est une super transition parce que tu m’as parlé, en préparant un petit peu cette interview, du savoir être que tu mettais en premier avant celui de faire de l’argent …

>> Oui

>> … et je dois dire que pour un commercial, c’est un petit peu rare. Et être évidemment, et bien, on doit avoir besoin de prendre les choses là-dessus, moi-même y compris, pour, et bien, m’améliorer et puis apporter plus de valeur à des entrepreneurs comme vous, j’espère pour que vous puissiez améliorer votre activité et il y aura un impact plus vertueux sur ce qui vous entoure aux clients, aux fournisseurs, etc.

>> Tout à fait. Les partenaires avec qui on travaille, on est amené aussi à collaborer.

>> Alors savoir-être… comment toi, un commercial de carrière, on peut dire, tu peux mettre ça en premier ?

>> Et bien, parce que la vente, au final, ce n’est pas à mon sens, ce n’est pas une fin en soi.

>> Oui.

>> Moi, je ne faisais pas ce métier pour vendre. La vente ce n’est qu’un moyen finalement …

>> Oui.

>> … d’apporter une solution à quelqu’un, d’être dans la relation avec l’autre

>> Oui

>> Mais la vente, ce n’est pas pour moi le résultat. Le résultat, c’est le fait de collaborer avec un client.

>> D’accord !

>> Le fait d’avoir une relation de partenaire …

>> Oui

>> … qui apporte mutuellement à l’un et à l’autre quelque chose qui nous satisfassent, une solution pour mon client, une situation, une référence peut-être pour moi, un ambassadeur et l’argent…

>> Oui, oui, tout à fait.

>> … voilà, c’est un service mutuel.

>> Et je ne sais pas s’il y a une conséquence auprès d’une relation saine ?

>> Exactement. Et tu vois, ça c’est du …

>> Un point de vue très, très différent de ce qu’on peut avoir en tête ou entendre tous les jours.

>> C’est une question de posture, soit on est dans une approche, ce que j’appelle « terre brûlée » …

>> Oui

>> … ou là on a une vision à court terme …

>> Ok.

>> … on va se fiche finalement quelque part de la relation qu’on va établir avec le client.

>> D’accord!

>> Et là, malheureusement, c’est ce que l’on a comme image de la vente, justement c’est, peut-être ces hommes ou ses femmes qui n’attachent pas trop d’importance à leur relation ou à leur place à long terme.

>> Oui

>> Le problème avec ça c’est c’est quoi ? C’est que, et bien, t’es constamment dans une recherche nouvelle de client parce que tu ne peux plus retravailler avec ces clients-là.

>> Oui

>> Tu peux, et c’est dans La Cité de la peur on dit, tu peux tromper mille fois, mille personnes. Enfin, il sait pas le dire. En gros, si tu te fous de quelqu’un d’une fois, tu ne travailleras plus avec cette personne-là.

>> Oui , alors on est obligé de courir sans cesse vers de nouveaux prospects …

>> Exactement

>> … et recommencer tout depuis le début, ce qui est INCOMPREHENSIBLE …

>> … à chaque fois tu recommences, tu recommences, tu t’essouffles.

>> Un peu, voilà, justement.

>> Donc, et si tu veux dans une démarche plus long terme, tu veux retravailler avec tes clients …

>> Oui.

>> … et bien, il faut dans une démarche éthique où la personne, elle retrouve son compte et toi aussi.

>> Oui

>> Parce que l’une des deux côtés c’est valable parce que si effectivement la personne est satisfaite, mais toi tu ne l’es pas en tant que vendeur …

>> Oui

>> … parce que t’as envie de continuer à travailler avec elle, tu dis: oui, mais non, moi je fournis, mais moi je ne retrouve pas.

>> Oui

>> Et bien, tu ne pourras pas, ce ne sera pas écologique ni pour elle ni pour toi.

>> D’accord!

>> Alors, si tu veux une relation effectivement équitable, il faut être dans cette relation gagnant- gagnant. Et le savoir-être, finalement c’est une question de vouloir d’être dans cette posture de se dire : je veux aussi attirer à moi les personnes qui me correspondent.

>> Alors, ça c’est hyper intéressant parce qu’on a un vieux monsieur en fait qui disait qui disait : incarnes le changement …

>> Oui

>> … que tu veux être sur le monde …

>> Tout à fait.

>> C’est monsieur Ghandi, quand même qui n’était pas tout à fait commercial,

quoi qu’il vendait une idée …

>> Oui

>> … a juste entrainé pas mal de monde avec lui jusqu’à aujourd’hui.

>> Oui, encore même maintenant et ça c’est certain.

>> Voilà.

>> Et je pense que ça va encore continuer effectivement.

>> Alors, le plaisir de vendre, la sincérité, tout ça, c’est des choses qui effectivement, collent à ton éthique.

>> Oui

>> Et qui font que et bien, fianlement tu partages des moments plus sympas avec des clients et avec les clients qui deviennent clients …

>> Tout à fait.

>> … qui continuent à travailler avec toi de longues années après sur une base plutôt claire, quoi.

>> Tout à fait.

Oui, parce qu’au final, … il faut bien faire la différence entre objectif et résultat à mon sens.

>> Oui

>> C’est-à-dire que bien souvent, et c’est ça qui fait qu’on est mal à l’aise avec la vente, c’est qu’on se focalise sur le résultat. Et le résultat, et bien, ça peut être prendre rendez-vous si je suis en prospection, ça peut être obtenir la signature si je suis dans un entretien de vente.

>> Oui

>> Et si on se met la pression sur ça, on ne va pas être naturel parce qu’on va se dire mince, s’il me dit non, je vais pas avoir cette affaire, c’est important pour moi et …

>> Oui

>> … on ne va pas être focalisé sur la relation.

>> Oui, ça va amener un stress, qui n’est pas forcément utile dans ces cas-là.

>> Exactement. Mais non, ça va être même contre productif parce que tu ne vas pas se focaliser sur la relation, tu vas te focaliser sur toi-même.

>> Ok

>> Tu ne seras pas centré sur l’autre.

>> D’accord !

>> Et à partir du moment où tu changes ton idée, je ne fixe pas le résultat, mais je fixe comme objectif.

>> Oui

>> Et bien, ton objectif ça peut être une prospection. Mon objectif, c’est de le faire rire. Mon objectif …

>> D’accord!

>> … c’est de connaître le nom de ses enfants.

>> Ok

>> Mon objectif, c’est qu’ils me trouvent sympa. Tu vois, on est là sur un objectif, on est presque sur du subjectif.

>> Tu déplaces ton point d’attention sur quelque chose d’autres en fait qui va finalement être plus amusant pour toi.

>> Et pour lui.

>> Et pour lui.

>> Et oui, parce qu’au final si ton objectif c’est de créer ce que j’appelle de l’amitié professionnelle …

>> Oui, oui

>> … et bien , le résultat qui est la vente, qui est le rendez-vous et bien, il va être, en découler naturellement.

>> D’accord !

>> Parce que il y a deux ingrédients qui sont indispensables pour avoir un acte de vente : c’est la sympathie et la confiance.

>> Oui

>> Sans sympathie et sans confiance …

>> Bon, ça c’est, très important.

>> … ça ne fonctionnera pas. Tu peux avoir le meilleur produit du monde…

>> Autant prendre plaisir à ce qu’on fait forcément

>> Bien sûr.

>> Sinon, et bien, on s’emmerde un peu.

>> Parce que si tu prends plaisir. Si on y allait comme ça, et bien, qu’est ce-que fais là, à cette interview…

>> Oui.

>> … vas-y, ça me soule…

>> Oui.

>> … il est tard, je n’ai pas envie. Est-ce qu’on va donner envie aux autres gens de la regarder ? Et bien, non ! Alors que si on prend du plaisir, si on est bien là, et moi, je suis bien. Et bien là on va certainement transmettre cet enthousiasme, cette joie.

>> J’en profite pour vous dire, dites nous ce que vous en pensez là dans les commentaires juste en dessous de la vidéo, et puis on va pouvoir voir un peu ce que ça donne auprès de vous aussi.

>> Avec plaisir.

>> Alors, merci pour ces quelques échanges.

>> Avec plaisir.

>> Tu m’as parlé aussi d’un truc qui est quand même vachement important parce que moi j’ai envie de dire si on a envie de faire une révolution écologique, et sauver le monde, est-ce que c’est quand même ça l’enjeu même à un tout petit niveau, à soi, déjà si on fait sapartie, c’est pas mal …

>> En tout cas.

>> … et bien, il va falloir que, on hiérarchise un peu ses valeurs.

>> Oui.

>> Alors, la question des valeurs, oui, mais moi j’ai envie de vendre avec mes produits, mes services avec … j’ai certaines valeurs, tu comprends ? En même temps quand on y réfléchit, des valeurs ça peut tout simplement vouloir dire à peu près tout et rien. C’est juste quelque chose, entre quoi, on croit.

>> Tout à fait.

>> On peut avoir des valeurs solides, vendre des kalachnikov et toutes sortes de saloperie, en fait, tout ça.

>> Oui.

>> On peut, avec un certain type de valeur et bien finalement, coller à cet objectif qu’on peut avoir avec Bio-entrepreneur enfin, en tout cas, j’ai essayé de vous compiler là-dessus, c’est le but de cette vidéo entre autres et de tous les autres articles du blog.

ça je le couperai c’est pas grave …

>> Ou pas.

>> … ou pas.

>> Hiérarchiser ses valeurs, tu disais qu’il y avait, voilà, il y a une certaine manière de, déjà, d’apprendre à connaître ses valeurs …

>> Oui.

>> … et puis de leur donner l’importance qu’elles méritent. Chacun pour soi c’est tout à fait personnel en fait.

>> Tout à fait. C’est très personnel. C’est propre à chacun. Effectivement, la priorisation c’est très important.

>> Oui.

>> Parce que au final, comme tu disais … Oui… Le sujet des valeurs c’est un sujet quelque part, c’est un peu comme tout. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise valeur, en fait.

>> Voilà, c’est ça.

>> C’est une valeur, c’est en fonction de l’attention qu’on y met derrière, c’est ça qui va faire qu’et bien, en fonction de chacun, c’est ni bon ou mauvais.

>> Si je peux donner un exemple, tu peux parler de l’argent.

>> Oui.

>> Ça peut être une valeur ou le pouvoir ?

>> L’argent, le pouvoir, ce sont des valeurs qu’on peut avoir.

>> Est-ce que c’est bon ou mauvais ?

>> Et bien, bien malin, celui qui va y répondre à cette question.

>> Oui, oui.

>> Moi, je vous mets en défi de répondre: est-ce que c’est bon ou mauvais ? Est-ce que l’argent est une bonne valeur ou est-ce que le pouvoir qui est une bonne valeur ?

>> Rendez-vous dans les commentaires d’ailleurs si vous êtes inspirés là-dessus. On continue le débat bien sûr sur sous la vidéo.

>> Et chacun aura sa perception. Après pour moi, ma perception des choses, c’est la suivante : l’argent, pour moi, qui met un point d’honneur à l’altruisme.

>> Oui.

>> Parce que l’altruisme pour moi, c’est une valeur importante

>> Ok.

>> Si l’argent sert cette valeur de l’altruisme …

>> Oui.

>> … et bien, ça sera, il faut pas du tout, ça sera une très bonne valeur.

>> Ok

>> Parce que grâce à l’argent, je vais pouvoir peut-être aider un orphelinat ou des personnes dans la rue tout simplement …

>> Oui.

>> … ma femme ou ma maman ou n’importe qui qui est proche, qui a de l’importance pour moi et je vais l’aider donc, avoir cette valeur qui est de l’argent, ça va être bon pour le reste de mes valeurs. Puisqu’au final, les valeurs ça sert à une seule chose, ça sert à donner quelque part une boussole…

>> Oui.

>> … à donner une direction Et on sait que si on nourrit les valeurs qui sont importantes pour nous, on va avoir de la motivation, on va avoir de l’énergie, on va avoir de l’enthousiasme, on va attirer à nous aussi et bien les partenaires et les clients importants qui nous correspondent et donc on va créer un business dans lequel on va s’épanouir.

>> D’accord!

>> Et à partir du moment où on va nourrir cette valeur là et bien, on va être épanoui. Et là où tu disais quelque chose de très, très important et de très, très intéressant, c’est aussi une priorisation parce que … petit exemple …

>> Alors, regardez ça, c’est intéressant.

>> Alors, moi, j’ai toujours dans mon portefeuille. Là je n’ai pas mon portefeuille, il est dans ma poche, mais …

>> Oui.

>> … j’ai toujours en fait mon référentiel de 8 valeurs.

>> D’accord! Oui.

>> Parce que, c’est une boussole et quelque part ….

>> On va juste le montrer un petit peu plus.

>> Et bien, si tu veux.

>> Entre l’écran.

>> Oui et bien.

>> Ce côté-là.

>> Ce côté-là.

>> Oui, motivation professionnelle.

>> Donc là, on a les 8 valeurs de David Venninck. Alors, c’est très personnel, ce n’est pas les vôtres. Attention !

>> Ah, bien sûr ! Chacun aura ses propres 8 valeurs. Des valeurs, il y en a des centaines.

>> Voilà.

>> Moi, j’ai fait ce travail effectivement de de réfléchir, de raisonner, qu’est ce qui est important pour moi ? Qu’est ce qui me motive ? Quelles sont les valeurs importantes ? Parce que, c’est ce qui me permet aussi de prendre des décisions qui vont avoir des sens pour moi.

>> Ok.

>> Parce que, on est toute notre vie, confronté à prendre une décision à faire des choix.

>> Tu a fait un petit travail alors pour les connaître ?

>> Bien sûr.

>> Ok.

>> Ça fait un travail à faire pour les rouver ses valeurs, ensuite des les hiérarchiser.

>> D’accord!

>> Parce que toi, tu peux peut-être avoir, admettons que t’as les mêmes valeurs, t’as les mêmes 8. Mais toi, l’ordre est différent. Et bien, ce qui va se passer, c’est que quand on va être confronté tous les deux à la même situation …

>> Oui.

>> … et bien notre décision ne sera pas la même

>> D’accord!

>> Parce que la décision va nourrir  les valeurs qui sont plus importantes pour moi et donc je vais partir de cette direction-là.

>> Oui

>> Alors que toi, si tu pars là, ça va venir à l’encontre d’autres valeurs qui seront dans un endroit différent.

>> Ok.

>> Donc, tu vas faire un choix différent.

>> Oui, c’est intéressant.

>> Donc, l’ordre des valeurs est important parce que c’est …

>> On a intérêt à les connaître.

>> Bien sûr.

>> Sinon, on est moins efficace, on a moins la banane.

>> Tout à fait.

>> Et puis, on traîne un peu plus la patte.

>> Et puis, par rapport à votre environnement aussi. Parce que si vous savez quelles sont vos valeurs, vous allez forcément avoir une communication qui va être imprégnée de ça.

>> Exactement.

>> Et donc, par rapport à votre environnement, vos partenaires, vos clients, vos fournisseurs qui avec toutes les personnes, avec qui vous allez collaborer, vous allez laisser transparaître ces valeurs-là. Et donc forcément, vous allez attirer à vous les personnes qui fonctionnent avec ces mêmes valeurs.

>> D’accord!

>> Donc, les clients qui seront les meilleurs clients en fait.

>> Exactement.

>> Et pas juste, des clients au hasard.

>> Tout à fait. Des clients avec qui on va encore une fois s’épanouir, avec qui on va adorer collaborer.

>> Ok.

>> Parce qu’ils raisonnent avec ce que l’on croit. Il y a Simon Sinek, tu connais Simon Sinek. Peut-être que vous connaissez. C’est, il a fait un TED X super intéressant qui s’appelle « comment les grands leaders inspirent à l’action » ?

>> D’accord!

>> Et en fait, le principe c’est de parler de son pourquoi avant de parler de ce que l’on fait et de qui en est.

>> Ok.

>> C’est, pourquoi on fait les choses parce que les gens n’achètent pas ce que l’on fait, mais ils achètent pourquoi on le fait.

>> La motivation, le …

>> Oui

>> … la motivation profonde en fait.

>> Tout à fait.

>> Et l’objectif d’un business, à mon sens écologique, pour soi-même et pour les autres, social c’est de ne pas fournir un service à quelqu’un qui en a besoin …

>> Oui.

>> … c’est de travailler, de collaborer avec quelqu’un qui croit en ce que nous croyons.

>> D’accord ! En qui on peut s’identifier en fait.

>> Oui, exactement.

>> Exactement. Et bien, je mettrai le lien de ce TED X. Comment se nomme-t-il ce monsieur ?

>> Simon Sinek.

>> Simon Sinek. Sous la vidéo que vous pourrez consulter juste après celle-ci.

>> Tout à fait.

>> Ecoute David. Merci pour ces quelques instants passés ensemble.

>> Avec plaisir.

>> J’espère que ça vous a aidé dans votre quête de faire mieux les choses et je vous donne rendez-vous à très bientôt pour une prochaine vidéo de bio-entrepreneur. Et, alors peut-être un dernier mot, avant de quitter.

Est-ce que tu aurais un conseil à donner à tous les bio-entrepreneurs qui se découvrent ?

>> Oui. Un conseil sur tous les bio-entrepreneurs qui se découvrent ?

>> C’est une question sans parachute et pieds dans le plat !

>> Allons-y, j’adore ça. En tout cas, si on reste sur cette notion de valeur et de sens, la première étape de toute façon, c’est effectivement de pouvoir réfléchir à ça et de se poser des questions : qu’est ce qui est important pour moi ?

>> D’accord!

>> Qu’est-ce qui fait que, lorsque je vais me retourner dans 10 ans, je vais pouvoir me dire ? Ça … et bien, ça a du sens et j’ai fais la vie, j’ai vécu,j’ai eu la vie que je voulais. Pour moi, il y a une chose qui est très importante, c’est que on nous apprend tout le temps à faire des choses pour avoir des choses…

>> Oui.

>> On nous apprend à faire nos devoirs pour avoir de la bonne note, on nous apprend à faire des études pour avoir un bon job, on ne nous demande jamais qui on veut être. Et alors que là, si on prend le temps de définir qui on veut être, quel individu on veut incarner, tu parlais tout à l’heure de Gandhi.

>> Oui.

>> … alors, c’est naturellement ce qu’on doit faire pour ça, est-ce qu’on obtiendra les choses qui sont importantes.

>> D’accord!

>> Donc mon conseil, enfin, mon conseil, ce n’est pas un conseil en tout cas. Pour moi, mon avis c’est effectivement …

>> Oui, oui.

>> … savoir qui vous voulez être, c’est la première étape pour pouvoir et bien s’épanouir et avoir justement une activité, un business.

>> Donc, prendre un peu de recul pour bien réfléchir à ça, mettre les choses à plat et repartir du bon pied en fait.

>> Exactement. Qu’est-ce qui va faire que je serais satisfait, pleinement épanoui en me retournant dans 30 ans, de chaque jour que j’aurai passé, et si chaque jour tu te couches en disant :

« Hey ! Bonne journée ! Je suis content de ce que j’ai fait. »

>> D’accord !

>> Et bien, à la fin de semaine, tu vas dire : « Hey ! Bonne semaine! »

>> Et si chaque matin, on arrive au boulot avec la banane comme ça.

>> Exactement.

>> Ça va ensemble tout ça. Super

>> Voilà.

>> Et bien, écoute, c’est le mot de la fin. Merci …

>> Et bien, merci.

>> … pour cette très belle conclusion.

>> Merci à vous aussi.

>> Retrouvez tous les liens donc juste sous cette vidéo ou dans le site de www.davidvenninck.fr qui explique tout ça aux moyens bien larges, qui peut vous accompagner d’ailleurs sur comment trouver vos valeurs et tout un tas d’autres choses pour prendre du plaisir en vendant.

>> Tout à fait.

>> Merci. Et à très bientôt pour notre prochaine vidéo.

>> Au revoir !

 

Pour résumer – voici 3 conseils à appliquer dans votre business si vous êtes en quête de sens et si vous voulez appliquer la vente éthique (et vous l’êtes !) :

  1. Faites un vrai travail sur vos valeurs pour définir ce qui est important pour vous (vraiment)
  2. Sélectionnez, puis hiérarchisez vos 8 principales valeurs
  3. Définissez votre « pourquoi », le pourquoi vous faites tout ça, c’est ça qu’achètent vos clients au final

Quelles vont vos 3 valeurs les plus importantes ? Dites le moi plus bas dans les commentaires^^

2 Commentaires

  1. Delphine

    Bravo Thomas pour ce blog, et un merci spécial pour cette interview. Je partage beaucoup de ce que je perçois être tes valeurs, et je suis en transition professionnelle.. Peut être une occasion d échanger à ce sujet d ailleurs, car tu as une longueur d’avance sur moi dans ce domaine !
    Je suis en tout cas ravie de te retrouver ici, j avais gardé de toi un mot: la zénitude, que je réutilise régulièrement 😉

    Réponse
    • Thomas Béguin

      ça alors, salut Delphine ! Comment vas-tu ? Contacte moi par mail, ce sera plus simple 🙂

      Réponse

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