CO2 / dioxyde de carbone – la guerre est déclarée !

Attention, ce sujet là, celui du CO2 ou du dioxyde de carbone est énorme.

Et il va nous occuper un moment 🙂

En tant qu’entrepreneurs, nous avons un rôle à jouer sur ce point et un rôle important pour tout ce qui nous entoure dont nous voulons prendre soin.

Alors comme le sujet est vaste, j’ai décidé de commencer ici par le début, c’est à dire en répondant dès maintenant à ces questions :

Pourquoi et surtout comment les entrepreneurs peuvent s’atteler à résoudre la question du CO2 en surplus dans l’atmosphère ?

On ne naît pas entrepreneur, on le devient. Et pour devenir Bio Entrepreneur, c’est la même chose.

Nous allons voir dans un instant pourquoi cette question est essentielle pour la suite.

CO2 ou dioxyde de carbone, où est le problème ?

Le CO2 ou dioxyde de carbone : CAUSE n°1 du réchauffement climatique

Depuis grossomodo la 1ère révolution industrielle, l’humanité libère dans l’atmosphère des quantités grandissantes de CO2, le fameux dioxyde de carbone. Des quantités qui en augmentant sont rapidement devenues bien supérieures à ce que la nature peut absorber.

La molécule de dioxyde de carbone - Bio EntrepreneurProblème donc, la nature ne PEUT PAS absorber les surplus de ce CO2 qui restent dans l’atmosphère. Et sa présence dans l’air a un effet direct sur la température ambiante.

C’est le fameux « effet de serre » dont on nous parle depuis déjà bien longtemps.

Ce dioxyde de carbone extrait de nos sous sols (CO2) était jusque là enfoui profondément, principalement sous forme de charbon, de gaz et de pétrole (les énergies fossiles)…

Et pour arriver là (sous terre), pour qu’il soit fait prisonnier, il avait fallu des milliers, voire des centaines de milliers d’années au CO2.

Pas de bol, l’homme et ses inventions l’ont fait sortir de terre en même temps que ses usines, puis ses moteurs thermiques, et bien sûr ses centrales à charbon, pour (au départ) améliorer avant tout son confort, les transports, le chauffage, la production d’électricité et tout et tout, dont aussi les affaires bien sûr.

Sauf que, à force que vouloir en faire profiter tout le monde aux 4 coins de la planète, notre confort s’est peu à peu transformé en… confort + pollution et air irrespirable + effet de serre tel que le climat est en train de changer (espérons de manière non irréversible).

Il est même plus que possible que tout cela se transforme en notre pire cauchemar dans lequel nous laisseront tremper allègrement nos enfants si on y change rien.

Cela dit, on ne pouvait pas le savoir au départ ça. Et maintenant qu’on le sait, on ne peu plus vraiment faire comme si on ne savait pas.

L’équilibre naturel de l’atmosphère a été rompu.

Je parle de celui qui nous garantit une vie saine et prospère, de la nourriture et des ressources saines en abondance (eau, air…) et j’en passe…

Le déséquilibre que nous avons engendré n’a fait que s’accentuer à mesure que nous avons augmenté notre dépendance aux énergies fossiles et à mesure que d’autres pays se sont à leur tour industrialisés. L’urgence est donc pressante d’inverser la tendance.

C’est à dire que non seulement, la présence en surplus de CO2 dans l’air que nous respirons réchauffe l’atmosphère avec tous les risques que cela comporte pour… rien moins que la vie sur terre (avec nous en bout de chaîne alimentaire)… mais en plus, notre activité humaine jusqu’ici ne fait que rejeter des quantité de CO2 plus grande à mesure que le temps passe.

Comme le dit si bien Elon Musk (voir mon article sur Elon Musk ici), nous agissons comme si nous jouions à la roulette russe. Et à mesure que le temps passe, nous ajoutons des balles dans le barillet.

J’ai trouvé l’image percutante.

Il ne se passe plus un jour sans qu’on assiste à un plan d’urgence dans nos villes pour cause de pic de pollution, sans que l’on tombe sur de nouveaux chiffres alarmants qui montrent les taux de mortalité humaine vertigineux liés à cette même pollution, ou encore qui nous indiquent que la température monte… bref !

Stop pour le pathos.

Et c’est parti pour l’action !

Le CO2 / dioxyde de carbone émis nous coûte très cher

Subventionner les énergies renouvelables, PAS les énergies fossiles

Depuis la COP21 à Paris, COP 21 – les énergies fossiles sont désormais placées « à sens contraire de l’histoire » – et c’est aussi un tournant pour le business des années à venir les amis.

De la même manière que les Etats se sont peu à peu industrialisés à partir du 19 ème siècle, nous allons assister à partir de la COP21 à une nouvelle vague « décarbonée ». Cette vague partira de quelques pays. Ces pays vont décider de s’affranchir de tout ou partie des leurs énergies fossiles en investissant massivement dans les énergies propres.

Et peu à peu, d’autres pays se joindront au mouvement, pour finir par convaincre le reste du monde. La vague « propre », finira probablement par les Etats les plus dépendants aux énergies fossiles et hostiles aux « green tek » tel que l’Arabie Saoudite ou la Russie par exemple.

Oui, nous allons passer progressivement d’une économie qui subventionne les énergies fossiles (néfastes pour l’homme, le climat et son environnement), à une économie qui subventionne AVANT TOUT les énergies renouvelables, les technologies propres.

Alors, il est possible que cela ne se fasse pas sans heurts (certains résisteront). C’est d’ailleurs le sens de cette série d’anticipation qui a fait scandal fin 2015 « Occupied » lancée par ARTE, où Moscou occupe la Norvège pour la forcer à reprendre l’exploitation de ses ressources fossiles (pétrole et gaz), stoppée dans le cadre d’une ­politique ­écologique.

Intéressant… mais soyons clairs, si cela ne se fait pas, cela montrera que la race humaine est suicidaire de A à Z. Et je ne sais pas vous, mais cette idée là, moi ne me fait pas rêver du tout.

Donner un coût en taxant l’émission carbone : vous êtes prêt ?

Là, il y a un consensus de plus en plus large pour donner un prix au carbone. en cela la COP21 est un signal historique.

L’idée est de stopper les subventions aux énergies fossile (un non sens total), puis de taxer graduellement les plus gros émetteurs pour rendre l’économie du CO2 coûteuse, au profit des énergies propres et des « green tek » au sens large.

Et ça aussi, nous y allons et à grande vitesse (souhaitons le). Ce n’est plus qu’une question de temps.

Alors tout ça, c’est bien me direz vous, mais que peut faire dans tout ça, en tant qu’entrepreneur ? Et bien c’est justement le sujet qui vient maintenant 🙂

Entrepreneurs et solutions vers un meilleur équilibre CO2 – dioxyde de carbone dans l’atmosphère

Que faire en tant qu’entrepreneur sur le CO2 / dioxyde de carbone ?

Une fois qu’on a tiré le constat, il est temps de passer à l’action et de faire face à la responsabilité que l’on a. Et oui, si on ne le savait pas, je ne dis pas, mais quand on sait…

Alors face à ce défi, il y aura des pionniers, puis des suiveurs jusqu’à que tôt ou tard, tout le monde s’y mette. Et il y aura aussi les bons derniers. Et vu le danger si on y va pas, il y a fort à parier qu’ils soient même pointés du doigt le moment venu.

Les premiers à se lancer profiteront d’un avantage comparatif sur leurs marchés. Et j’en reparlerai dans un prochain article, car ce n’est pas le sujet ici.

Et si vous n’êtes toujours pas décidé à agir, alors je vous invite à voir et revoir la petite vidéo d’Elon Musk ci-dessus. Elle résume bien les choses en moins d’1 minute… à voir et à partager sans modération.

Et on va éviter l’auto flagellation, parce que des solutions, il y en a (les entrepreneurs trouvent TOUJOURS des solution, alors les Bio Entrepreneurs… 🙂

Les solution pour sortir du CO2 à votre niveau, c’est à dire du point de vue de VOTRE activité à vous, je dirais qu’il y en a de 2 types :

  1. Les solutions existantes
  2. Les solutions à inventer (et à commercialiser)

Dans les deux cas, j’en suis certain à 100%, il y a des opportunités business pour vos affaires. Des opportunités et en termes de choix à faire, de positionnement à adopter, de valeur à générer et donc de cash à faire entrer dans les caisses.

Les solutions à « existantes » pour plus du tout, ou moins de CO2 émis

Dans le 1er cas, en vous appuyant sur des solutions existantes, vous pouvez mettre en place des outils ou des mécanismes de compensation aux émissions de carbones liées à votre activité.

Vous pouvez aussi opter pour des solutions de remplacement des sources d’émissions les plus importantes que vous générez, par d’autres solutions moins émettrices, voire carrément supprimer ces sources d’émissions en repensant votre modèle.

Vous pouvez aussi commencer à communiquer en évitant le greenwashing (preuves à l’appui) auprès de vos prestataires et fournisseurs, puis auprès de vos clients qui apprécieront tôt ou tard cet effort que vous faites.

Vous éviterez aussi le risque de vous faire pointer un jour du doigt par une organisation écologique ou sur les réseaux sociaux, car aujourd’hui, tout se partage… très vite.

Les solutions « à inventer » pour plus du tout, ou moins de dioxyde de carbone émis

Dans le second cas, et si vous êtes entrepreneur au sens littéral, alors vous n’aurez pas de mal à inventer de nouvelles solutions, puis à les commercialiser. On parle d’enfouissement, mais clairement, on peut faire BEAUCOUP mieux que ça. Planquer la poussière sous le tapis n’a jamais fait rêver personne, et franchement le business model de l’enfouissement, c’est quoi au juste ? Hein ? Sisi, dites moi ? No comment donc !

On peut par contre imaginer l’invention par l’innovation de TAS de machines et procédés qui vont peu à peu remplacer nos machines les plus émettrices de CO2. En fait ils vont tout simplement REVOLUTIONNER notre façon de vivre, de produire etc…

Là dessus, les voitures fabuleuses (100%électriques) d’E Musk sont en train de révolutionner l’industrie automobile. Il fait partie des pionniers. Son entreprise vit une croissance phénoménale pour de nombreuses années. Ses produits font tout simplement rêver. D’ailleurs en passant, ils font tellement rêver qu’E Musk n’investit pas un sous… en publicité. Il met TOUT sans ses produits et services. Ce n’est donc pas un hasard si ils font rêver.

Ah et bien sûr, un détail.. TOUT LE MONDE CROYAIT QUE CE SERAIT IMPOSSIBLE.

Si on peut le faire pour les voiture (et nous y sommes), alors on peut le faire pour tout ce qui dégueulasse notre atmosphère. Je n’ai pas de doutes là dessus.

Donc inventer des produits ou services géniaux pour… éviter d’émettre ce foutu CO2 « à l’ancienne ». Si vous manquez d’idées là dessus, alors il y a de nombreux besoins dans de nombreuses branches de l’économie.

Il suffit de regarder du côté des machines les plus émettrices de CO2 aujourd’hui et cherchez comment les transformer en machines non émettrices (ou moins émettrices).

Si vous êtes inventeur, ingénieur, chercheur et entrepreneur, voilà du pain béni pour vous 🙂 Et vous me direz « il a y du boulot » et je vous dirai « oui, mais quoi de plus existant que devenir un acteur moteur (voire majeur) de l’épanouissement de la race humaine sur terre… quoi de plus existant que de devenir Bio Entrepreneur ».

Ok, j’arrête avec mes grands discours.

Vous m’avez compris.

Et surtout, je vois encore un axe très intéressant à regarder de près pour éradiquer ce surplus de carbone le plus vite possible, tout en faisant des affaires.

Car au delà des solutions, il y a aussi la question de « comment accélérer cette transition » qui est une question à part entière.

Le CO2 / dioxyde de carbone comme matière première

Vous avez bien entendu. Pourquoi ne pas imaginer ce CO2 en surabondance dans l’air, comme une matière première ? Oui, cela demande un changement de point vue

Après tout, les plantes en consomment une quantité pour grandir et en enfouissent ensuite dans le sol en pourrissant plus tard… et entre temps elles poussent en nous purifiant notre air et en nous fournissant nourriture en fruits et légumes et plantes médicinales.

Jusqu’ici franchement… on a pas fait mieux 🙂

Et on pourrait clairement s’en inspirer.

Il va falloir faire pousser pas mal de plantes pour absorber tout ce CO2… mais pas que ^^.

Oui, l’économie du CO2, ce n’est pas juste une histoire de subventions (ou non) des énergies fossiles. C’est aussi la possibilité d’utiliser du dioxyde de carbone comme composant à part entière de ce que vous produirez, à condition de le figer une fois pour toutes sous forme solide, liquide, mais pas gazeuse, bien sûr.

L’idée est donc de transformer ce déchet qui nous détruit à petit feu en ressource qui nous sourit. Et on sait bien que valoriser les déchets, ça marche pour les métaux, le papier, le plastique et plein de matières dont on ne savait pas quoi faire il y a quelques années.

Alors pourquoi pas aussi le CO2.

D’autant que cette matière première est disponible à profusion et tout autour de nous (nous y avons bien travaillé).

D’ailleurs, fin septembre 2015, la Fondation XPRIZE, dont la vocation est de changer le monde plus vite en faisant que l’impossible devienne possible a lancé un concours doté de 20 millions de dollars de prix pour les équipes de recherche qui trouveront la meilleure solution dans la transformation du CO2 comme matière première.

Voir le lien ici : Fondation XPRIZE
Et voici les équipes qui se sont lancées dans ce chalenge. Il y en a 23 : les équipes

La compétition est lancée et des pistes sont d’ores et déjà prometteuses, dans la synthèse de produits chimiques par exemple, dans la production de plastiques et même de carburant ou encore de matière lourdes pour la construction…

Ah et j’oubliais bien sûr les technologies de captage ou d’extraction de ce CO2 depuis l’atmosphère sont elles aussi à inventer et à améliorer pour en faire… l’industrie et le business de demain.

Et maintenant pour résumer – les pistes à explorer et mettre en oeuvre

Car mine de rien nous venons de voir dans cet article, 4 moyens de s’attaquer au problème carbone et de participer.

Les voici :

  1. Intégrer le CO2 comme matière première de vos produits et services
  2. Supprimer / diminuer vos émissions de CO2
  3. Compenser vos émissions (présentes, passées ou à venir…)
  4. Concevoir puis commercialiser les machines / outils décarbonés

Bien sûr, c’est  bien si vous pouvez vous attaquer à l’une d’entre elles, c’est mieux si vous pouvez en attaquer 2 et ce serait le top si vous pouviez même envisager les 4 pistes dans votre activité. Le top du top.

En la matière, c’est une peu comme pour les énergies renouvelables. On y arrivera par le bouquet énergétique, où chaque solution s’ajoute aux autres pour faire le panel complet dont nous avons besoin.

Hey, cet article vous a plu ? Ou vous connaissez des exemples où le CO2 devient matière première ? Ou vous avez juste un truc à dire ? Dites le moi dans les commentaires ci-dessous 🙂

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